«L’imaginaire et l’art transfigurent le monde.»
Quand le bruit du monde est tonitruant, qu’il est fait de bombes et d’armes chimiques.
Quand les forêts brûlent et que les migrants se noient.
Que nous reste-t-il ?
Quand les liens sont ceux numériques.
Quand les informations circulent si vite, qu’elles en deviennent incontrôlables.Quand les images envahissent nos esprits de manière aléatoire.
Que nous reste-t-il ?
Il nous reste je crois et je le crois très profondément, le rêve, aussi fragile soit-il. Il nous reste la poésie d’où s’échappent tous les possibles de la langue, sans aucune contrainte avec comme seul espoir de créer des espaces libres. Il nous reste la beauté, celle qui nous sauve et qui nous empêche de perdre totalement la raison. L’imaginaire et l’art transfigurent le monde. Ils sont des réalités tangibles dans le cœur et l’esprit.
En créant, en lisant sur scène et partout ailleurs, en imaginant, en dansant, en filmant, en chantant à chaque instant, dans les rues et partout ailleurs, chacun de nous accompagnant l’autre.
Alors, il est possible de croire encore que ce monde rêvé est le nôtre.
Léonor de Recondo. (La grande librairie. 18/10/2023)